Commentaires bibliques

Un ministère de prêtre en paroisse et de formateur au séminaire, cela fait prêcher pour paroissiens et séminaristes, relire avec de futurs prêtres l’exhortation Evangelii Gaudium du pape François, notamment les n° 135-159 sur l’homélie, donner depuis l’Avent 2020 un bref commentaire hebdomadaire à Radio-Présence Figeac…

Pr 21,1..13 (+Lc 8,19-21) Écouter la parole de Dieu et la mettre en pratique
Is 45,6b..25 Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre
Mt 1,1-17 (+ Gn 49,1..10)  Généalogie de Jésus
Mt 2,1-12 Des mages venus d’Orient…
Mt 3,1-12 Ils étaient baptisés par Jean en reconnaissant leurs péchés
Mt 4,12-17.23-25 Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche
Mt 5,1-12 Les Béatitudes
Mt 5,13-16 Le sel de la terre et la lumière du monde
Mt 5,17-19 je ne suis pas venu abolir, mais accomplir
Mt 5,20..37 (+ Si 15)  Sermon sur la montagne (meurtre, adultère, serment)
Mt 5,38-42 (+1R 21) Si quelqu’un te gifle sur la joue droite
Mt 7,1-5 Ne jugez pas pour ne pas être jugés
Mt 8,18-22 (cf. 2 péricopes absentes de Lc 9,51-62)
Mt 11,11-15 A  B Le Royaume des cieux subit la violence
Mt 14,22-33 (+Ac 28) Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur !
Mt 20,18-28 (+ Jr 18) Le fils de l’homme venu pour servir
Mt 24,37-44 Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient
Mt 28,16-20 Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde
Mc 1,1-8 Évangile de Jésus, Christ, fils de Dieu (mp3)
Mc 1,7-11 Il fut baptisé par Jean dans le Jourdain
Mc 1,12-15 Dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan
Mc 1,14-20 Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes
Mc 1,21-28  Jésus à la synagogue de Capharnaüm
Mc 1,29-39 Tout le monde te cherche
Mc 1,40-45 Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
Mc 1,40-45 Ne dis rien à personne, va te montrer au prêtre, donne pour ta purification…
Mc 3,1-6 Est-il permis le jour du Sabbat de faire le bien…?
Mc 3,22-30  Le blasphème contre l’Esprit Saint
Mc 4,26-34 Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Mc 4,35-41 Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
Mc 5,21-43 Qui m’a touché ?
Mc 5,21-43 Ta foi t’a sauvée
Mc 6,1-6 Un prophète n’est méprisé que dans son pays
Mc 6,7-13  L’envoi en mission des Douze
Mc 6,30-34 Venez à l’écart dans un endroit désert
Mc 6,34-44  La 1ère multiplication des pains
Mc 7,1-13 Vous laissez de côté le comman­dement de Dieu, pour la tradition des hommes
Mc 7,1-8.14-15.21-23 Les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains
Mc 7,31-37 « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Mc 8,14-21 Vous ne comprenez pas encore ?
Mc 8,27-35 « Pour vous, qui suis-je ? »
Mc 9,2-10 Et il fut transfiguré devant eux
Mc 9,14-23  La guérison de l’épileptique
Mc 9,30-37 Si quelqu’un veut être le premier…
Mc 9,38..48 …dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.
Mc 10,2-16 Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas
Mc 10,17-27 Va, vends ce que tu possèdes… Puis, viens, suis-moi
Mc 10,35-45 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous
Mc 10,46b-52 Confiance, lève-toi ; il t’appelle !
Mc 11,1-10 Vous trouverez un petit âne
Mc 12,13-17 Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu
Mc 12,18-27 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants
Mc 12,28b-34 Quel est le premier de tous les commandements ?
Mc 12,38-44 Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres
Mc 13,24-32 Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes se­ront ébranlées
Mc 13,33-37 Veillez ! (youtube)
Mc 14,12-16.22-26 Ceci est mon corps… Ceci est mon sang…
Mc 16,1-7 Jésus de Nazareth, le Crucifié, il est ressuscité
Mc 16,15-18 S’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal
Lc 1,1-4 ; 4,14-21 Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements…
Lc 1,26-38 Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi (mp3)
Lc 1,39-45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles…
Lc 1,39-56 Tu es bénie entre toutes les femmes
Lc 2,1-14 Et tous allaient se faire recenser
Lc 2,1-14 Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime
Lc 2,22-40 La Présentation de Jésus au Temple
Lc 2,41-52 Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Lc 3,1-6 La parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean
Lc 3,10-18 Que devons-nous faire ?
Lc 3,15-16.21-22 Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie
Lc 4,1-13 Si tu es le fils de Dieu…
Lc 4,21-30 Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays
Lc 5,1-11 Avance au large
Lc 6,17.20-26 Heureux, vous les pauvres !
Lc 6,27-38 Aimez vos ennemis !
Lc 6,39-45 Qu’as-tu à regarder la paille dans l’oeil de ton frère
Lc 7,18b-23 Les aveugles voient, les boiteux marchent…
Lc 8,19-21 Ma mère et mes frères sont…
Lc 9,11b-17 A moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout le peuple
Lc 9,28b-36 Son vêtement devint d’une blancheur éblouissante
Lc 9,51-62 Le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête
Lc 10,1-9 Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups
Lc 10,1-9 Priez… allez… dites… restez… mangez… guérissez…
Lc 10,1-12.17-20 Le Seigneur en désigna encore 72
Lc 10,25-37 Et qui est mon prochain ?
Lc 10,38-42 Une femme nommée Marthe, le reçut
Lc 11,1-4 Père, que ton nom soit sanctifié (la prière du Pater en Lc)
Lc 11,1-13 Seigneur, apprends-nous à prier
Lc 11,14-23 Tout royaume divisé contre lui-même devient désert
Lc 11,42-46 Malheureux êtes-vous !
Lc 11,47-54 Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes
Lc 12,13-21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu
Lc 12,35-40 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins
Lc 12,39-48 (+ Ep 3,2s) Est-ce pour nous… ou bien pour tous ?
Lc 12,39-48 (+Ep 3,2s) Vous le savez : si le maître de maison avait su…
Lc 12,49-53 Je ne suis pas venu mettre la paix sur la terre, mais bien plutôt la division
Lc 13,1-9 Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Lc 13,22-30 Il y a des premiers qui seront derniers…
Lc 14,1.7-14 Quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé
Lc 14,25-33 Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient…
Lc 15,1-10 il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit…
Lc 15,1-3.11-32 Un homme avait deux fils…
Lc 16,1-13 Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent
Lc 16,19-31 Il y avait un homme riche (…) Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare
Lc 17,5-10  Nous sommes de simples serviteurs
Lc 17,11-19 Dix lépreux vinrent à sa rencontre… l’un d’eux… était un samaritain
Lc 18,1-8  La nécessité de toujours prier sans se décourager
Lc 18,9-14 Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé
Lc 19,1-10 Un homme du nom de Zachée, le chef des collecteurs d’impôts
Lc 19,28-40 Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur…
Lc 20,27-38 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants
Lc 21,5-11 Tout sera détruit
Lc 21,5-19 Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres
Lc 21,12-19 On vous persécutera
Lc 21,25-28.34-36 Restez éveillés et priez en tout temps
Lc 23,35-43 Sauve-toi toi-même !
Lc 24,35-48 Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet
Jn 1,6-8.19-28 Je suis la voix de celui qui crie dans le désert (mp3)
Jn 1,35-42 Que cherchez vous ? Venez et vous verrez. Tu t’appelleras Képhas
Jn 1,47-51 A, B, C Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu
Jn 2,1-11 Ils n’ont pas de vin
Jn 2,13-22 Détruisez ce sanctuaire et en 3 jours je le relèverai
Jn 2,13-25 Ses disciples crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite
Jn 3,13-17 Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel
Jn 3,14-21 …afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle
Jn 3,17 Dieu a envoyé son fils dans le monde non pas pour juger le monde…
Jn 4,5..42 Si tu savais le don de Dieu…
Jn 6,1-15 Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?
Jn 6,24-35 Moi, je suis le pain de la vie
Jn 6,41-51 Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement
Jn 6,60-69 Voulez-vous partir, vous aussi ?
Jn 8,1-11 Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu
Jn 8,31-42 Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres
Jn 10,11-18 Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger
Jn 10,27-30 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent
Jn 11,3..45 Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu…
Jn 12,20-33 Nous voudrions voir Jésus
Jn 13,16-20 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites
Jn 13,31..35 Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres
Jn 14,15-21 Celui qui garde mes commandements (youtube)
Jn 14,15-16.23b-26 Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole
Jn 14,21-26 Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ?
Jn 14,23-29 L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout
Jn 15,1-8 A, B Ce qui fait la gloire de mon Père / en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire
Jn 15,9-17 Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés
Jn 15,26-27;16,12-15 Je vous enverrai l’Esprit de vérité
Jn 16,5-11 Aucun de vous ne me demande : « Où vas-tu ? »
Jn 16,12-15 L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière
Jn 16,19-23 Courage ! J’ai vaincu le monde
Jn 17,11b-19 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi…
Jn 17,11b-19 Sanctifie-les dans la vérité
Jn 17,20-26 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi
Jn 18,33b-37 Ma royauté n’est pas de ce monde
Jn 20,1-9 A, B Il vit et il crut
Jn 20,19-31 À qui vous maintiendrez ses péchés… (youtube)
Jn 20,19-31 A, B Croire sans voir… Il y a encore beaucoup d’autres signes…
Jn 21,1-14 Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? »

Mon confrère le p. Jean Compazieu (diocèse de Rodez) est bien plus familier de l’exercice, et ses centaines d’homélies dominicales sont suivies par des milliers de lecteurs :

http://dimancheprochain.org
https://puiseralasource.org

Commentaires d’évangile, classés par dimanches

1er Dim. Avent A : 27 novembre Mt 24,37-44mp3 Veillez donc, car vous ne savez pas le jour !

Christ Roi de l’univers C : 20 novembre Lc 23,35-43mp3 Sauve-toi toi-même !

33e Dim. ord C : 13 novembre Lc 21,5-19mp3 Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés

32e Dim. ord C : 6 novembre Lc 20,27-38mp3 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Toussaint : 1er novembre Mt 5,1-12 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

31e Dim. ord C : 30 octobre Lc 19,1-10mp3 un homme du nom de Zachée, le chef des collecteurs d’impôts

30e Dim. ord C : 23 octobre Lc 18,9-14mp3 Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé

29e Dim. ord C : 16 octobre Lc 18,1-8mp3 La nécessité de toujours prier sans se décourager

28e Dim. ord C : 9 octobre Lc 17,11-19mp3 Dix lépreux vinrent à sa rencontre

27e Dim. ord C : 2 octobre Lc 17,5-10mp3 Nous sommes de simples serviteurs

26e Dim. ord C : 25 septembre Lc 16,19-31mp3 Il y avait un homme riche (…) Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare

25e Dim. ord C : 18 septembre Lc 16,1-13mp3 Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent

24e Dim. ord C : 11 septembre Lc 15,1-10 il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit…

23e Dim. ord C : 4 septembre Lc 14,25-33 Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient…

22e Dim. ord C : 28 août Lc 14,1.7-14 Quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé

21e Dim. ord C : 21 août Lc 13,22-30 Il y a des premiers qui seront derniers…

20e Dim. ord C : 14 août Lc 12,49-53 Je ne suis pas venu mettre la paix sur la terre, mais bien plutôt la division

19e Dim. ord C : 7 août Lc 12,35-40 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins

18e Dim. ord C : 31 juillet Lc 12,13-21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu

17e Dim. ord C : 24 juillet Lc 11,1-13 Seigneur, apprends-nous à prier

16e Dim. ord C : 17 juillet Lc 10,38-42mp3 Une femme nommée Marthe, le reçut

15e Dim. ord C : 10 juillet Lc 10,25-37mp3 Et qui est mon prochain ?

14e Dim. ord C : 3 juillet Lc 10,1-12.17-20mp3 Le Seigneur en désigna encore 72

13e Dim. ord C : 26 juin Lc 9,51-62mp3 Le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête

Saint Sacrement C : 19 juin Lc 9,11b-17mp3 A moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout le peuple

Trinité C : 12 juin Jn 16,12-15mp3 L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière

Pentecôte C : 5 juin Jn 14,15-16.23b-26mp3 Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole

7e dim. Pâques C : 29 mai Jn 17,20-26mp3 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi

6e dim. Pâques C : 22 mai Jn 14,23-29mp3 L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout

5e dim. Pâques C : 15 mai Jn 13,31-35mp3 Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres

4e dim. Pâques C : 8 mai Jn 10,27-30mp3 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent

3e dim. Pâques C : 1er mai Jn 21,1-14mp3 Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? »

2e dim. Pâques C : 24 avril Jn 20,19-31mp3 Croire sans voir… Il y a encore beaucoup d’autres signes…

Pâques C : 17 avril Jn 20,1-9mp3youtube Il vit et il crut

Rameaux C : 10 avril Lc 19,28-40mp3 Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur…

5e dim. carême C : 3 avril Jn 8,1-11mp3 Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu

4e dim. carême C : 27 mars Lc 15,1-3.11-32mp3 Un homme avait deux fils…

3e dim. carême C : 20 mars Lc 13,1-9mp3 Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.

2e dim. carême C : 13 mars Lc 9,28b-36mp3 Son vêtement devint d’une blancheur éblouissante

1er dim. carême C : 6 mars Lc 4,1-13mp3 Si tu es le fils de Dieu…

8e dim. ord. C : 27 février Lc 6,39-45mp3 Qu’as-tu à regarder la paille dans l’oeil de ton frère

7e dim. ord. C : 20 février Lc 6,27-38mp3 Aimez vos ennemis !

6e dim. ord. C : 13 février Lc 6,17.20-26mp3 Heureux, vous les pauvres !

5e dim. ord. C : 6 février Lc 5,1-11mp3 Avance au large

4e dim. ord. C : 30 janvier Lc 4,21-30mp3 Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays

3e dim. ord. C : 23 janvier Lc 1,1-4 ; 4,14-21mp3 Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements…

2e dim. ord. C : 16 janvier Jn 2,1-11mp3 Ils n’ont pas de vin

Baptême du Seigneur C : 9 janvier Lc 3,15-16.21-22mp3 Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie

Épiphanie C : 2 janvier Mt 2,1-12mp3 Des mages venus d’Orient…

Sainte Famille C : 26 décembre Lc 2,41-52mp3 Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?

Veillée de Noël C : 24 décembre Lc 2,1-14 Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime

4e dim. Avent C : 19 décembre Lc 1,39-45mp3 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles…

3e dim. Avent C : 12 décembre Lc 3,10-18mp3 Que devons-nous faire ?

2e dim. Avent C : 5 décembre Lc 3,1-6mp3 La parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean

1er dim. Avent C : 28 novembre Lc 21,25..36mp3 Restez éveillés et priez en tout temps

Christ-Roi B : 21 novembre Jn 18,33b-37mp3 Ma royauté n’est pas de ce monde

33e dim. ord. B : 14 novembre Mc 13,24-32mp3 Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes se­ront ébranlées

32e dim. ord. B : 7 novembre Mc 12-38-44mp3 Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres

31e dim. ord. B : 31 octobre Mc 12-28b-34mp3 Quel est le premier de tous les commandements ?

30e dim. ord. B : 24 octobre Mc 10,46b-52mp3 Confiance, lève-toi ; il t’appelle !

29e dim. ord. B : 17 octobre Mc 10,35-45mp3 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous

28e dim. ord. B : 10 octobre Mc 10,17-27mp3 Va, vends ce que tu possèdes… Puis, viens, suis-moi

27e dim. ord. B : 3 octobre Mc 10,2-16mp3 Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas

26e dim. ord. B : 26 septembre Mc 9,38..48mp3 …dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

25e dim. ord. B : 19 septembre Mc 9,30-37mp3 Si quelqu’un veut être le premier…

24e dim. ord. B : 12 septembre Mc 8-27-35mp3 « Pour vous, qui suis-je ? »

23e dim. ord. B : 5 septembre Mc 7,31-37mp3 « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

22e dim. ord. B : 29 août Mc 7,1..23mp3 Les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains

21e dim. ord. B : 22 août Jn 6,60-69mp3 Voulez-vous partir, vous aussi ?

Assomption : 15 août Lc 1,39-56mp3 Tu es bénie entre toutes les femmes

19e dim. ord. B : 8 août Jn 6,41-51mp3 Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement

18e dim. ord. B : 1er août Jn 6,24-35mp3 Moi, je suis le pain de la vie

17e dim. ord. B : 25 juillet Jn 6,1-15mp3 Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?

16e dim. ord. B : 18 juillet Mc 6,30-34mp3 Venez à l’écart dans un endroit désert

15e dim. ord. B : 11 juillet Mc 6,7-13mp3 L’envoi en mission des Douze

14e dim. ord. B : 4 juillet Mc 6,1-6mp3 Un prophète n’est méprisé que dans son pays

13e dim. ord. B : 27 juin Mc 5,21-43mp3 Ta foi t’a sauvée

12e dim. ord. B : 20 juin Mc 4,35-41mp3 Pourquoi êtes-vous si craintifs ?

11e dim. ord. B : 13 juin Mc 4,26-34mp3 Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?

Saint Sacrement B : 6 juin Mc 14,12-16.22-26mp3 Ceci est mon corps… Ceci est mon sang…

Trinité B : 30 mai Mt 28,16-20mp3 Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde

Pentecôte B : 23 mai Jn 15,26-27.16,12-15mp3 Je vous enverrai l’Esprit de vérité

7e dim. Pâques B : 16 mai Jn 17,11b-19mp3 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi…

6e dim. Pâques B : 9 mai Jn 15,9-17mp3 Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés

5e dim. Pâques B : 2 mai Jn 15,1-8mp3 en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire

4e dim. Pâques B : 25 avr. Jn 10,11-18mp3 en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire

3e dim. Pâques B : 18 avr. Lc 24,35-48mp3 Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet

2e dim. Pâques B : 11 avr. Jn 19,20-31mp3 Croire sans voir… Il y a encore beaucoup d’autres signes…

dim. Pâques B : 4 avr. Mc 16,1-7mp3 Jésus de Nazareth, le Crucifié, il est ressuscité

dim. Rameaux B : 28 mar. Mc 11,1-10mp3 Vous trouverez un petit âne

5e dim. carême B : 21 mar. Jn 12,20-33mp3 Nous voudrions voir Jésus

4e dim. carême B : 14 mar. Jn 3,14-21mp3 …afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle

3e dim. carême B : 7 mar. Jn 2,13-25mp3 Ses disciples crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite

2e dim. carême B : 28 fév. Mc 9,2-10mp3 Et il fut transfiguré devant eux

1er dim. carême B : 21 fév. Mc 1,12-15mp3 Dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan

6e dim. ord. B : 14 fév. Mc 1,40-45mp3 Ne dis rien à personne, va te montrer au prêtre, donne pour ta purification…

5e dim. ord. B : 7 fév. Mc 1,29-39mp3 Tout le monde te cherche

4e dim. ord. B : 31 jan. Mc 1,21-28mp3 Jésus à la synagogue de Capharnaüm

3e dim. ord. B : 24 jan. Mc 1,14-20mp3 Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.

2e dim. ord. B : 17 jan. Jn 1,35-42mp3 Que cherchez vous ? Venez et vous verrez. Tu t’appelleras Képhas

Baptême du Christ : 10 jan. Mc 1,7-11mp3 Il fut baptisé par Jean dans le Jourdain

Épiphanie : 3 jan. Mt 2,1-12mp3 Des mages venus d’Orient…

Sainte Famille : 27 déc. Lc 2,22-40mp3 La Présentation de Jésus au Temple

Veillée de Noël : jeu. 24 déc. Lc 2,1-14mp3 Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime

4e dim. Avent B : 20 déc. Lc 1,26-38mp3 Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi

3e dim. Avent B : 13 déc. Jn 1,6..28mp3 Je suis la voix de celui qui crie dans le désert

2e dim. Avent B : 6 déc. Mc 1,1-8mp3 Évangile de Jésus, Christ, fils de Dieu

1er dim. Avent B : 29 nov. Mc 13,33-37mp3 Veillez !

Laudato Si, 5 ans d’anniversaire

Ce dimanche 24 mai est le 5ème anniversaire de l’encyclique du pape François « Laudato Si » sur l’écologie, que deux équipes paroissiales à Naussac et à Asprières ont pris le temps de lire pendant plusieurs mois. Le pape François y parle d’ « écologie intégrale », avec l’expression « tout est lié » qui revient à 9 reprises, pour affirmer le lien entre l’attention aux pauvres et à la nature (16, 70), à la paix et à la justice sociale (91, 92), à la vie humaine dans sa fragilité (embryonnaire, handicapée…) (117, 120), aux enjeux environnementaux, économiques, sociaux (138) et même institutionnels (142) ; mais aussi le lien de la communion avec Dieu, avec les autres et avec toutes les créatures (240).
La crise sanitaire du Covid-19 a aussi une cause écologique – les contacts humains avec les espèces sauvages liés à leur chasse et à la destruction de leur habitat – et des conséquences sociales et économiques (particulièrement tragiques en certains lieux, cf. en Inde et en Afrique) qui requièrent une réponse à la fois personnelle, collective et institutionnelle. Ce caractère multiforme de la crise dit la pertinence du diagnostic du « tout est lié » de Laudato Si, mais aussi de son invitation à une « conversion écologique » où il est question notamment de « ralentir la marche » (114) et « d’accepter une certaine décroissance » (193) : « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. » (193)

Quelques questions pour une mise en pratique :

  • Comment traduire personnellement et collectivement ce « ralentir la marche » et cette « certaine décroissance » ?
  • Par exemple, si je devais réduire mes dépenses actuelles d’un tiers – une proportion qui ne soit pas que symbolique -, comment m’y prendrais-je ?
  • Si je devais employer un tiers de mes ressources pour créer de l’activité ou pour partager, à quoi, à qui les consacrerais-je ?

Pour aller plus loin dans l’accueil de l’encyclique Laudato Si :

  • La conférence des évêques de France vient d’ouvrir le magazine en ligne (webzine) toutestlie.catholique.fr avec des articles passionnants, notamment pour relire la crise ou pour penser un développement plus juste.
  • L’hebdomadaire La Vie ouvre aussi dans son dernier n° un dossier sur Laudato Si qui vaut le détour.
  • Le journal La Croix vous propose de le recevoir gratuitement du 25 mai au 13 juin pour 3 semaines de réflexion pour penser et panser l’ « après-crise ».
Et si la crise actuelle nous donnait d’approfondir ce sujet pour un « après » plus résilient ?

La crise du Covid-19 ailleurs…

Notre diocèse bénéficie de l’aide de prêtres originaires d’Inde et d’Afrique, missionnaires (Fidei Donum) ou incardinés en Aveyron. Voici comment est vécue la crise du Covid-19 dans leur (sous-)continent d’origine.

En Inde

Le drame principal n’est pas la faibles­se d’un système de santé inaccessible pour les pauvres, mais le confinement et le blocage de l’économie informelle (92 % des emplois, et donc sans protection sociale) qui jettent sur les routes des dizaines de millions de migrant workers sans ressource ni moyen de transport pour revenir dans leurs villages à des centaines de km ; en­dettés, la faim redevient leur 1ère cause de mor­talité. La phrase “Je serai sûrement mort de faim avant d’avoir le coronavirus” résume la précarité des pauvres, qu’aggrave le cyclone Amphan au N.E. de l’Inde et au Bengladesh : « le cyclone a détruit nos moyens de subsistan­ce ». bit.ly/covid19-inde ou (en anglais) bit.ly/covid-inde-2

En Afrique

La crise alimentaire due aux con­flits était déjà aiguë pour 34 millions d’africains en 2019. 36 millions de plus se retrouvent en grande insécurité alimentaire en 2020 avec l’invasion de criquets à l’est, la sécheresse au sud, tous deux liés au changement clima­tique, et la pandémie de Covid 19 qui bloque le com­merce et affecte les pays importa­teurs nets de produits alimen­taires en en renchéris­sant le coût. La famine arrive. bit.ly/covid-afrique

N’ayez pas peur !

Avec d’autres expressions de même sens comme « Ne craignez pas », « Soyez sans crainte », c’est le commandement le plus répété dans la Bible ! … on l’y compterait 365 fois, comme pour dire la pertinence quotidienne de ces mots inauguraux du pape Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » (22 octobre 1978). La Bible révèle un Dieu qui veut conjurer la peur chez l’homme, non pas pour l’en exempter – il est naturel d’avoir peur d’un danger ou d’un mal -, mais pour que la peur ne dicte plus nos décisions, ne nous fasse plus « perdre cœur » c’est-à-dire le courage, la vertu d’agir malgré la peur.

Or si toute peur – de perdre, de souffrir, de rater, de manquer… – s’enracine dans LA peur fondamentale qu’est la peur de la mort, les chrétiens qui croient en la résurrection parce qu’ils croient en celle du Christ, devraient en droit être reconnaissables à ce courage, sans pourtant que celui-ci soit leur monopole : tout homme capable de faire de sa mort un acte plus sensé que la-survie-à-tout-prix, qu’il s’agisse du fanatique ou du suicidaire, du martyr ou du djihadiste, du héros ou du sage, cet homme-là non plus ne se laisse plus déterminer par la peur, aussi obsédante soit-elle.

Il y a donc courage et courage, comme par exemple, selon Jean Jaurès, celui de persévérer dans le bien, même modeste, autant que dans la visée de l’idéal. Pour le chrétien, si la foi le met lien personnel avec Jésus-Christ vivant, si le baptême le plonge dans la mort et la résurrection du Christ, si comme le dit frère Christian de Chergé au moine qui s’interroge devant la perspective du martyre : « Ta vie, tu l’as déjà donnée », non seulement par la consécration mais par le baptême [cf. le film Des hommes et des dieux], cette foi chrétienne devrait non seulement libérer de toute peur, mais conduire au Christ, à celui-qui-nous-a-donné-sa-vie-par-amour et qui nous donne la liberté de faire pareil à sa suite : « Jésus par sa mort, a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves ». (He 2,14-15)

Bien des obstacles peuvent limiter de fait cette liberté, y compris chez les chrétiens. Dans son discours à l’université de Harvard (8/6/1978), la même année que le début du pontificat de Jean-Paul II, Alexandre Soljenitsyne, le célèbre dissident expulsé d’URSS, l’auteur de l’Archipel du Goulag, s’adressant à ceux qui représentaient l’Occident, le camp de la liberté, de la démocratie, faisait ce diagnostic : « Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur ». Il y a des raisons à cela en Occident : l’éloignement de la mort (guerre, famine, maladie) puis son déni – que l’historien Guillaume Cuchet repère jusque dans la disparition du thème des « fins dernières » ou de l’au-delà dans la prédication des années 60 -, le primat de la revendication de ses droits sur la reconnaissance de ses devoirs, le désintérêt pour le bien commun et le repli individualiste sur la sphère privée qu’avait entrevus Tocqueville comme les périls d’une société démocratique, le bien-être d’un consumérisme outrancier qu’une dialectique du maître et de l’esclave finira par renverser…

Ne plus avoir de passion ou de cause qui justifie qu’on lui consacre sa vie, ni de devoir susceptible d’exiger qu’on fasse le sacrifice de sa vie, fait alors du maintien de son bien-être, de sa survie – ou de ceux de ses proches – la seule fin qui vaille qu’on lui sacrifie tout le reste. Sans la verticalité d’une transcendance appelant au dépassement de l’intérêt de l’individu ou du groupe, ne demeure que la réflexivité soucieuse de soi ou l’horizontalité grégaire du groupe. La crise pandémique actuelle et son traitement précautionneux si coûteux illustrent ainsi notre-hantise-de-la-mort, ou plus exactement la-hantise-de-notre-mort, car la mort lointaine des autres nous dérange peu : 25.000, le nombre des morts du corona-virus en France en trois mois de pandémie, c’est le nombre de ceux qui meurent de faim chaque jour dans le monde, alors qu’une infime fraction des efforts consentis ces jours-ci suffirait à les éviter… [cf. l’édito de Frédéric Boyer (La Croix)]

Les Anciens nous apprennent que la vertu de prudence – qui est la sagesse pratique dans l’action et non pas la précaution et encore moins l’évitement de tout risque – va avec les trois autres vertus cardinales de justice – qui s’attelle au bien d’autrui et pas seulement au sien propre -, de force – c’est-à-dire de courage face à la difficulté et ultimement face à la mort – et de tempérance – et notamment de frein mis à nos appétits égoïstes. Puissions-nous apprendre que la vie vaut « ce que nous sommes capables de risquer pour elle » (Hegel), ou de manière plus évangélique, ce pour quoi on est prêt à la donner, en entendant du Christ : « celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera » (Mc 8,35). Comme bien des professions l’ont montré dans ce temps de confinement, le don désintéressé de nous-mêmes, l’oubli de soi, la préoccupation pour les plus malheureux, le sens du sacrifice seront indispensables pour sortir de cette crise.

[cf. un article sur ce que nous apprend La Peste de Camus]

Recevoir ou donner le nécessaire

Dans ce temps de crise sanitaire et économique, les réseaux sociaux donnent de repérer en ce moment deux questions distinctes :

1- Comment résorber le chômage dans une économie en récession, parce que dépendante de la consommation de biens et services dont huit semaines de confinement nous auront fait nous passer ?

2- Pourquoi reporter aussi loin des célébrations d’Église et en premier lieu la messe ?

Leur enjeu n’est évidemment pas le même, ne serait-ce que par le nombre de personnes concernées, mais ces deux questions ont en commun de nous interroger sur ce qui est ou non « de première nécessité », des nécessités d’ordre différent, au sens des trois ordres pascaliens – des corps, des esprits, de la charité.

 

Pour la première question, contrairement au schéma d’un travail finalisé par ce qu’il permet de gagner et de consommer, la crise actuelle rend flagrants :

(1) l’inégalité des échanges Nord-Sud qui sacrifie le travail dans les pays pauvres et tout particulièrement en temps de récession (des centaines de milliers d’ouvrières du textile au Bengladesh sans emploi et donc sans revenu ; des quelques 40 millions de travailleurs migrants en Inde, renvoyés chez eux sans ressource parfois à des centaines de km à pied) : la crise actuelle menace les populations des pays les plus pauvres dans leurs besoins vitaux, parce que le brusque ralentissement du commerce mondial les prive de travail même sous-rémunéré, d’indispensables ressources alimentaires importées, et de débouchés pour leurs matières premières ou leurs industries de main d’œuvre. Le confinement y lamine aussi une économie informelle de survie au jour le jour, sans parler d’autres misères antérieures à cette crise, comme les guerres civiles, l’invasion de criquets à l’Est de l’Afrique, la sécheresse au Sud, la terreur djihadiste au Sahel jusqu’au Mozambique… Sur le risque de pénurie alimentaires, cf. vidéo ICI.

(2) l’impasse pour les pays riches de fonder l’emploi sur une croissance liée à une consommation de biens non nécessaires venant de l’autre bout du monde (30 millions de chômeurs aux États-Unis) : pour les pays les plus riches, alors que leurs besoins essentiels sont satisfaits, maintenir le niveau de vie et résorber le chômage, semblent requérir une croissance incompatible avec la finitude des ressources et l’équilibre écologique. Cette croissance devient hypothétique lorsque le confinement restreint chacun à ne consommer que l’essentiel, rendant vaines l’amélioration ou l’augmentation de biens ou services non nécessaires. L’économie des pays riches s’effondre lorsque l’on s’y contente de dépenser le strict nécessaire !

Tout cela montre que la vraie denrée rare pour tous, le véritable bien de première nécessité, c’est… le travail lui-même, pour lequel nous devons réviser nos objectifs, les motiver autrement, non plus par la consommation de « toujours plus » de superflu ici, rimant avec gaspillage et déséquilibres sociaux et écologiques là-bas, mais plutôt par :

(a) la satisfaction des besoins de ceux qui manquent du nécessaire : là se trouve la vraie réserve de croissance ;
(b) la chance que le travail donne de déployer son énergie et ses talents, d’être utile, de servir.

Au contraire d’une finalité du travail reposant sur ce que l’on y gagne (le hélas trop fameux : « travailler plus pour gagner plus »), il s’agirait de « travailler plus pour se donner plus ». Certes « tout travail mérite salaire ». Pourtant, les semaines passées ont montré bien des exemples d’engagement et d’héroïsme, de dévouement et de fierté au travail, bien que non corrélés avec un salaire à la hauteur. Est-ce alors utopique de faire de la satisfaction non pas de l’envie d’un superflu dont nous avons un peu appris à nous abstraire, mais des besoins vitaux des plus pauvres, le moteur d’une vraie et légitime croissance, d’un vrai travail-don-de-soi ?

Le mot fameux de J.F. Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », s’applique ici et rejoint la doctrine sociale de l’Église avec son principe de « destination universelle des biens ». Aussi légitime et naturel soit-il, le droit à la propriété – en particulier des fruits du travail – est ordonné et relatif au bien le plus large que l’on puisse faire de son usage. Ce qui peut se traduire de diverses manières : consentir, non seulement de bonne grâce, mais comme un honneur, comme un lien d’appartenance à la communauté nationale, au fait de participer à cette nécessaire redistribution qu’est… l’impôt ; dans nos choix de dépenses, privilégier ce qui contribue le plus et le mieux à créer de l’activité pour ceux qui manquent de travail ; renoncer au dernier gadget technologique pour acheter tel produit local ou équitable ; adopter comme premier critère de réalisation dans mon travail, non le montant du salaire, mais l’utilité qu’il a pour les plus pauvres ici et là-bas ; même avec des projets futurs, s’interdire de thésauriser pour thésauriser ; envisager comme l’a évoqué le pape François un « salaire de base universel« …

Il se trouve que la question sur la messe a des accents analogues, avec le risque de la réclamer en la comprenant comme ce-dont-le-confinement-nous-aura-privé, voire ce-dont-tel-ou-tel-voudrait-nous-priver avec un étonnant soupçon d’atteinte à la liberté de culte alors qu’il ne s’agit que de simple précaution sanitaire. Une telle attitude reviendrait à voir dans la communion un bien surnaturel certes, mais guère mieux qu’un produit de consommation à obtenir. Avec la célébration des sacrements, avec la liturgie – étymologiquement « service public » par le peuple – la vraie question est en réalité celle du psalmiste : « comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » (Ps 115), ce qui en régime chrétien se traduit en louange (rendre grâce à Dieu) et en amour (servir son prochain), nous décentre de nos « besoins » propres et nous oriente vers le tout-Autre et vers autrui.

« Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. » (Rm 12,1) L’Eucharistie en est certes la source et le sommet, mais elle est célébrée pour la gloire de Dieu et le salut du monde, pour qu’un tel don de soi de notre part, en louange à Dieu et en service du frère, un tel sacrifice, soit toujours et en tout lieu effectif.

Dimanche des vocations

Dimanche prochain (3 mai 2020) sera le dimanche de la prière pour les vocations.

Sujet inactuel ?

Au contraire, le confinement offre le temps du discernement, et cette crise multidimensionnelle oblige à s’interroger sur le sens de notre agir : se former, s’engager, se consacrer à, travailler, consommer… pour quoi ? pour qui ?

Peut-on considérer notre vie comme une histoire tracée d’avance, sur des rails, comme le jouet de déterminismes économiques ou sociaux, ou à l’inverse comme une pure invention de soi, l’écriture solitaire de sa propre partition à partir de rien ?

En parlant de « vocation », les chrétiens affirment l’antériorité d’un appel qui ne vient pas de nous mais qui sollicite la liberté de notre réponse personnelle ; l’enjeu d’écouter une parole qui correspond d’autant plus à notre désir le plus profond que nous l’entendons comme interpellation venant d’autrui, mieux, du Tout-Autre.

Ni prédestination, ni fatigue d’être soi. Ni déterminisme, ni vertige de la liberté. Ni collectivisme, ni individualisme. Mais une bonne nouvelle : chacun est unique car attendu, espéré, précédé par l’appel aimant d’un Dieu créateur qui l’invite à être créatif avec lui, et à se découvrir fils de Dieu, et en Christ, frère des hommes, à faire de sa vie une offrande « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » en réponse au don qu’en Jésus, Dieu a déjà fait de sa vie.

« C’est par sa réponse à l’appel de Dieu contenu dans l’être des choses que l’homme prend conscience de sa dignité transcendante. Tout homme doit donner cette réponse, car en elle il atteint le sommet de son humanité, et aucun mécanisme social ou sujet collectif ne peut se substituer à lui ». (Jean-Paul II, Centesimus Annus n°13)

Pâques 2020

Le temps de confinement a donné à tous de vivre un temps de quarantaine / carême, en forme de grande retraite obligée. Pour bien des paroisses et leurs pasteurs, ce fut aussi l’occasion de déployer des moyens numériques pour rejoindre les paroissiens : site internet, newsletter, chaîne YouTube voire célébrations en vidéo, visio-conférence.

Rencontres paroissiales en visio-conférence

2 rendez-vous hebdomadaires

  • mer. 14h : partage biblique (avec l’évangile de la messe du dimanche)
  • sam. 14h : café-philo-théo

Exemples de rencontre : 1, 2 ou 3

Pour y venir :

  • Sur ordinateur avec webcam : http://bit.ly/ndod-visio.
  • Sur smartphone, appli « Zoom », réunion 609-536-1579, mot de passe 123456. Indiquez vos prénom, nom. Une « salle d’attente » évite le « zoom-bombing » (intrusions malveillantes).

Ressources de confinement

Foi :

Espérance :

Charité :

  • Localement : pour des besoins croissant, la paroisse invite à soutenir l’antenne locale du Secours Catholique : don de temps de bénévolat (contacter Michel Debray) ou financier (chèque à l’ordre de « Secours Catholique, Capdenac-gare » à adresser à Marcel Barnabé, 12260 Salles Courbatiès)
  • Avec le monde : avec l’écologie intégrale, la solidarité ici et ailleurs, via le CCFD-Terre Solidaire et letempsdessolutions.org

Méditations bibliques

Voilà ci-dessous dans l’ordre chronologique inverse les méditations proposées pour la paroisse Notre-Dame d’Olt et Diège, en vidéos de 3′ à 4′ du Dimanche des Rameaux au Vendredi Saint, 11′ pour la veillée pascale, 6′ pour le Dimanche de Pâques (homélie d’une messe sur YouTube avec les Scouts de France) puis pour quelques dimanches du temps pascal.











Spiritualité vs Religion ?

Un échange courtois sur Facebook à propos de l’image ci-contre, emblématique d’une manière de voir la spiritualité « ouverte », en contraste avec la religion vue comme « fermée », voire enfermante…

MOI : Simpliste

LUI : Pour moi, la religion ajoute une couche hiérarchique et institutionnelle à une tradition spirituelle. J’aime la spiritualité chrétienne, et d’autres, moins leurs églises. Au plaisir d’en discuter avec vous, pour apprendre plus.

MOI : Un point commun entre nous me semble être l’intérêt que nous avons pour… le « commun », pour ce qui permet à un groupe d’être une communauté qui libère l’individu des limites de sa subjectivité (vs individualisme), tout en respectant l’irréductible de chaque personne (vs collectivisme).

Comme « spirituel », je crois que tout homme est en quête de sens, et qu’il aspire à un dépassement de soi qui d’une manière ou d’une autre vise l’un ou l’autre des grands idéaux universels de l’humanité. Mais comme « religieux », je doute que cette aspiration suffise à produire du commun, parce qu’on peut soit se faire une idole de ces « ombres de Dieu » (Nietzsche) que sont toutes les grandes valeurs de liberté, égalité, fraternité, justice, vérité, vitalité…, et que ces idoles peuvent écraser l’homme comme les totalitarismes du XXème siècle l’ont montré, soit verser dans un relativisme nihiliste qui laisse chacun libre d’inventer des valeurs alors sans force parce que sans fondement réel.

Être religieux, c’est accepter que ces idéaux existent, pas seulement dans la visée subjective des hommes, ni non plus comme réalité objective, évidente, s’imposant à tous, mais comme mystère se donnant dans un clair-obscur qui oblige à avancer à tâtons, avec les autres ; comme appel respectant la liberté de l’entendre ou de ne pas l’entendre ; comme révélation passant par le témoignage d’autrui, par l’expérience partagée entre croyants, par ce « commun » que la religion a tâche de transmettre, où l’expérience des autres aide chacun à faire le tri entre le bon grain et l’ivraie dans sa propre expérience spirituelle. Connaissant en moi l’écart voire le gouffre qu’il y a entre (1) connaître le bien, le vrai ou le beau, (2) le désirer, et (3) me décider à agir dans ce sens (« Je ne fais pas le bien que je voudrais faire »), mesurant aussi que l’accès à l’universel suppose l’attention aux médiations particulières (vs prétention à aimer l’humanité sans aimer mon prochain), je préfère la jouer modeste et ainsi soumettre le discernement de mon expérience spirituelle à celle – plus vaste – de la communauté des croyants d’hier et d’ailleurs. Ce décentrement-là, typiquement « religieux », me ferait alors inverser les étiquettes de l’image de ce post !

Une Ecole de Prière en Aveyron

Un site internet recueille les informations sur les différentes éditions de l’École de Prière en Aveyron : https://ecolepriereaveyron.home.blog

La prochaine a lieu du 22 au 26 juillet 2020 pour les 7-15 ans : infos et inscriptions sur http://bit.ly/ecole-priere

Contacts : edp.aveyron@gmail.com
François Dumont : 06 84 77 59 79
fr. Philippe Arnal : 06 26 32 40 96
Sr. Marie-Teresa : 06 71 53 24 64
p. Raphaël Bui : 06 12 31 46 00

Après une 1ère belle expérience en 2018 (cf. ci-dessous) la 2ème édition aveyronnaise de l’Ecole de Prière a eu lieu du 24 au 28 juillet 2019 chez les Dominicaines de Monteils avec 28 enfants de 7-15 ans participants. Le chant-phare de cette édition était Que vienne ton règne, repris pour le clip-reportage de cette école de prière.

Du 15 au 19 août 2018, a eu lieu la 1ère édition aveyronnaise de l’Ecole de Prière, chez les sœurs Dominicaines de Monteils, sur le modèle de l’Ecole de Prière du diocèse de Mende. 4 jours de vie fraternelle, de louange ou de chants, de jeux, de création et de ballades, d’initiation à la prière personnelle ou liturgique… La joie de tous,  petits (11 enfants de 7 à 14 ans) et grands (animateurs, serviteurs – chargés de la logistique, responsables) augure d’un grand nombre de participants l’an prochain, avec une École de Prière prévue du 24 au 28 juillet 2019.

Témoignages

Une expérience incroyable, très riche en prières et en découvertes. Des rencontres inoubliables et surtout l’accueil chaleureux des sœurs… Nous serons au rendez vous l’an prochain si Dieu le veut. Morènikè et Eyitayo

Dans ce camp, je me suis beaucoup amusé. On a fait des jeux, des veillées et des temps de prière. Dans les temps libres, on pouvait jouer au ballon et plein d’autres choses. Ce camp de prière m’a appris beaucoup de choses : le chapelet, des chants, et je me suis fait plein d’amis. Alexis

On a chanté, loué le Seigneur. On a appris des chorégraphies et on a beaucoup aimé. On a eu la messe tous les jours. C’était ludique et passionnant. Vivement l’année prochaine. Emilie et Joseph

L'affiche de l'EDP 2018 à MonteilsPendant cette semaine à l’école de prière à Monteils, j’ai joué et prié avec des copains que je ne connaissais pas. Ces cinq jours m’ont permis d’approfondir mes connaissances sur la vie de Jésus. Je comprends mieux le chapelet. J’ai vécu le sacrement de pardon comme un moment d’intimité avec Jésus. Le temps est passé très vite et j’espère y revenir. Merci aux sœurs et aux organisateurs. Alexandre

J’ai beaucoup aimé les activités de l’école de prière, comme la randonnée. Et j’ai aimé la messe. J’ai beaucoup aimé et j’ai envie de me réinscrire la prochaine fois. Silvar

Le camp ? Un rendez-vous que le Seigneur nous a donné à tous, petits et grands, une aventure collective et individuelle, avec de façon évidente, la grâce agissante. Chacun, nous ne ressortons pas tout à fait les mêmes. Nous étions le couple de l’équipe, les « serviteurs ». C’était important. Nous avons beaucoup appris par notre travail ensemble à la cuisine. Le partage de la cuisine avec les sœurs de Monteils a été une expérience d’humilité et de fraternelle charité. La simplicité de l’Amour. Lors de notre visite chez les sœurs « anawim », les enfants à la fin du goûter ont rassemblé les restes et les affaires et ont dit aux deux sœurs bergères : « c’est de chez nous… » Oui, nous nous sommes cru chez nous, à la maison, chez les sœurs dominicaines. Une grande joie : voir les enfants venir en cuisine proposer leur aide et participer souvent à différentes tâches. Le Seigneur a semé en chacun des graines nombreuses qui vont porter leurs fruits, ouvrir des portes. Nous nous sommes émerveillés les uns les autres. Deo gratias. Marie et Jean-Paul, équipe « Theotokos » des serviteurs.

Ouah, quelle semaine vécue en tant qu’animateur ! J’ai autant donné que reçu au milieu de ces enfants remplis d’énergie, du plus introverti au plus extraverti. Je me rappelle de cet homme qui faisait un break avec son épouse dans le couvent des Dominicaines, et qui est venu nous voir à table sous les marronniers en disant : « Vous leur donnez du vin à boire ? C’est pas possible de rigoler autant !! » A ce moment-là, je me suis rappelé des Apôtres le jour de la Pentecôte, baptisés de l’Esprit Saint. Les gens autour disaient : « ils sont remplis de vin doux. » Vraiment, je crois que cette Ecole de Prière a démontré aux enfants et à ces jeunes ce que signifie vivre en Eglise et dans la fraternité, et aborder la relation que l’on peut avoir avec notre Seigneur Jésus, notre Père céleste à travers la prière, et son Esprit Saint qu’il nous a offert en héritage. Un grand merci aux sœurs Dominicaines de Monteils qui nous ont accueillis comme si on se connaissait depuis toujours, telle un vraie famille. Leurs idées et organisation nous ont été primordiales. Merci au p. Raphaël Bui d’avoir lancé cette école, au p. Jean-Didier Sohotodé, au p. Kumar et à tout le reste de l’équipe à la louange, en cuisine, à l’animation. Une belle équipe pour la Gloire de notre Seigneur Jésus. Sylvain, animateur

Photos

a– Une partie des animateurs
(Sr Marie-Teresa K., Sylvain K., Fr Philippe A., Jérémie T.)
b– Déjeuner en extérieur
c– Présentation d’équipe
d,e– Procession mariale (15/8)
f– Répétition de chants (Sylvie C.)
g– Partage biblique en équipe
(dialogue contemplatif)
h– Célébration
i– Messe
j– Chorégraphie
k– Lectio quotidienne
l– Ballade
m– Selfie
n– Visite du p. Kumar
o– Messe d’envoi

L’Hospitalité Aveyronnaise à Lourdes

Deux retours vidéo du pèlerinage du diocèse de Rodez à Lourdes, du 23 au 26 août 2018 et du 25 au 28 août 2017 : environ 1300 pèlerins, dont 300 personnes âgées ou malades, 600 hospitaliers (et parmi eux 150 jeunes hospitaliers).


http://www.hospitalite12.fr

Musiques (chantées avec l’HA)
2018 :
– Actes d’apôtre (Jean-Jacques Juven)

2017 :
– Ouvre mes yeux, Seigneur
– Chantez avec moi le Seigneur (Chants de l’Emmanuel)
– Nous sommes (Hopen)
– Tu fais ta demeure en nous, Seigneur (Chants de l’Emmanuel)