Coulisses de Noël

Voici le conte de Noël écrit pour les enfants du KT de la paroisse Notre-Dame du Haut Ségala, et la saynète qu’une trentaine d’entre eux ont jouée à la veillée de Noël à Moyrazès (12). Voix : Anne-Marie Féral et les enfants. Musique : ‘Noël, au coeur de pauvreté’, Dominique Pons & Gilles Constans (Mediaclap, module Nathanaël « Messagers de Paix »).

 

 

Pour le voir et l’entendre au format 800×500 pixels, cliquer ICI (avi 13,1 Mo).

Sont aussi téléchargeables séparément : diaporama (4,7 Mo), son (9,5 Mo), texte (30 Ko). Télécharger d’abord le diaporama : clic gauche sur le lien… Puis télécharger le son : clic gauche sur le lien, clic droit, enregistrer sous, garder le nom du fichier proposé (Saynete_a_lecole_des_anges_-_musique.mp3) et l’enregistrer dans le même répertoire que le diaporama pour que ce dernier fonctionne avec le son.

 

Une cour de récréation, avec une maîtresse d’école en blouse blanche au milieu, attendant la sonnerie de fin de récréation. La sonnerie… sonne enfin. Des enfants, habillés avec un dessus blanc (chemise, sweat-shirt, pull ou autre… de couleur blanche) s’approchent d’elle, venant des différents coins.

 

Maîtresse :
– Les enfants, les enfants ! [appel]

Les enfants :
– Bonjour !

Enfant 1 :
– Pourquoi est-ce que vous nous avez dit de revenir aujourd’hui ?

Enfant 2 :
– On devrait être en vacances !

Enfant 3 :
– Tout le monde est en vacances en ce moment. Même les petits que je dois garder.

Maîtresse :
– Mickaël, quel jour sommes-nous aujourd’hui ?

Enfant 3 :
– Le 24 décembre.

Maîtresse :
– Eh bien, j’ai le plaisir de vous annoncer une nouvelle extraordinaire. [une pause pour attirer l’attention] C’est vous qui avez été choisis ! C’est notre école qui a été choisie !

Les enfants :
– Choisis pour quoi ?

Maîtresse :
– Vous ne vous rappelez pas ?

[petit temps d’interrogation silencieuse, puis stupeur de tous les enfants]

Enfant 1 :
– Oh nooonnn ! Ce n’est pas vrai !

Enfant 2 :
– C’est nous ?

Enfant 4 :
– C’est vraiment nous ?

Enfant 3 :
– C’est nous qui avons été choisis ?

Maîtresse :
– Eh oui ! Ce n’est pas croyable, mais c’est vrai ! C’est bien nous : [Elle sort une lettre de type administratif] « J’ai l’honneur de vous informer que l’école « Notre-Dame des anges » a été choisie pour participer au grand projet « Noël en Palestine », vous voudrez bien vous mettre à disposition de Monsieur Gabriel Chérubin, coordinateur du projet…

Enfants :
– Waaaoouuuu ! On va y aller ! On va y aller !

Enfant 1 :
– Est-ce qu’ils disent pourquoi on a été choisis ?

Enfant 4 :
– Tu veux dire « sélectionnés » : c’est sûrement parce qu’on est les meilleurs !

Enfant 2 :
– On est les plus forts !

Enfant 3 :
– Les plus beaux !

Enfant 4 :
– Les plus intelligents !

Enfant 1 :
– Ou tout ça à la fois !

Maîtresse :
– Eh bien… [cherchant sur la lettre]  Il n’y a rien d’écrit là dessus… Ah si… Il semble que vous ayez été choisis pour ce grand projet, parce que vous êtes les plus… [petite pause pour lire plus attentivement la lettre]  les plus… petits ! Oui, c’est ça : les plus petits !

Enfants :
– [sur un ton déçu]  Ah bon ?

[une fille arrive en retard…]

Enfant 1 :
– [se tournant vers elle] Eh bien Angelina, d’où viens-tu ? pourquoi es-tu en retard ?

Enfant 5 :
– [avec assurance] Gaby, je ne suis jamais en retard : j’étais là-bas, tout là-bas [en montrant le lointain d’où elle vient] mais ça ne m’a pas empêché d’être ici avec vous, depuis toujours !

Maîtresse :
– Oui, Gaby, Angélina a raison. Dois-je vous rappeler que vous êtes des anges, et que vous pouvez être partout à la fois ?

Enfant 2 :
– Et alors, c’est nous, les plus petits des anges qui avons été choisis pour annoncer Noël aux hommes ?

Maîtresse :
– Vous êtes des anges encore trop jeunes pour protéger les hommes, pour les aider à se battre contre le mal, à lutter contre les tentations, contre le Tentateur. Vous n’êtes encore que des… angelots, des anges en apprentissage !

Enfant 2 :
– Alors qu’est-ce que l’on peut faire sur terre ?

Enfant 3 :
– Pourquoi est-ce que Dieu nous envoie en bas ? [geste de montrer le bas]

Enfant 4 :
– Si on ne sait pas encore bien faire, pourquoi c’est nous qu’il a choisis ?

Maîtresse :
– Eh bien, nous arrivons au cœur du sujet : asseyez-vous ! Je vais vous dire en quoi consiste votre mission !

[Les enfants s’asseyent]

Maîtresse :
– Votre mission, c’est d’apporter aux hommes la joie du ciel, la joie que nous avons ici au ciel. C’est la mission qui convient le mieux aux plus enfantins des anges.

Enfant 1 :
– C’est vrai qu’ici, avec Dieu, c’est impossible d’être triste. J’ai essayé : je n’y arrive pas, à être triste. C’est désespérant !

Maîtresse :
– Oui, pour nous la joie, c’est facile, mais il faut croire que cela n’est pas si évident que ça pour les hommes.

Enfant 2 :
– Ils en manquent tellement de la joie sur terre ?

Maîtresse :
– Regardez ! [en se penchant vers le bas et en invitant les enfants à faire pareil] Il fait nuit en ce moment sur terre, au sens propre comme au sens figuré, beaucoup souffrent de l’injustice, de la violence, de la misère, de la solitude, du non sens… et ils sont nombreux à douter que Dieu les aime.

Enfant 4 :
– On ferait pareil, si on était à leur place.

Maîtresse :
– Eh bien justement, vous êtes chargés d’aller à leur rencontre dans cette nuit pour leur montrer la lumière.

Enfant 3 :
– Cette lumière, c’est Jésus-Christ !

Maîtresse :
– Chut… Ne le dis pas encore ! Il faut leur laisser le temps de le découvrir. Il n’est encore qu’un petit bébé, mais c’est lui qui relie déjà le ciel et la terre.

Enfant 4 :
– Alors, nous, on sert à quoi ?

Maîtresse :
– Nous sommes les serviteurs et les messagers de Dieu, mais parce que Dieu aime les hommes, il veut avoir besoin d’eux. Vous, vous êtes chargés d’en trouver quelques uns qui aident tous les hommes à reconnaître le Christ. Il n’y a pas besoin qu’ils soient très nombreux. [montrant l’assemblée des fidèles] Regardez en bas : Il y en a là à qui il faut l’annoncer.

Enfants :
– Mais ils sont nombreux, en fait !

Maîtresse :
– Aujourd’hui, oui ! Mais il suffit d’en trouver quelques uns qui acceptent de venir adorer notre Maître qui s’est fait petit enfant.

Enfant 1 :
– Et qu’est-ce qu’on doit leur dire ?

Maîtresse :
– « Gloria in excelsis Deo, et pax hominibus bonae voluntatis »

Enfant 2 :
– Je n’y comprends rien.

Maîtresse :
– Ce n’est pas grave. Je ne suis pas sûr qu’ils comprennent non plus.

Enfant 3 :
– Et qu’est-ce que ça veut dire ?

Maîtresse :
– Cela veut dire : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »

Enfant 4 :
– Euh… Je comprends les mots, mais pas la phrase…

Enfant 5 :
– Ça suffira de le leur dire ?

Maîtresse :
– Oui, cela veut dire que Dieu est là, et que tout l’univers rayonne de sa présence. Et cela veut aussi dire qu’en se faisant petit enfant parmi les hommes, il est la paix pour tous ceux qui sont prêts à l’accueillir.

Enfant 2 :
– Est-ce que je pourrai m’occuper du bébé ?

Enfant 3 :
– Non c’est moi !

Enfant 4 :
– Non, c’est moi qui l’avais demandé en premier !

Maîtresse :
– Vous n’allez pas vous disputer pour rendre visite au Prince de la Paix ! Votre mission est d’abord d’aller annoncer sa naissance aux hommes. Ensuite vous aurez le droit de vous approcher de la crèche.

Enfant 1 :
– On peut s’approcher des animaux ?

Maîtresse :
– Oui, si vous promettez de ne pas leur faire peur !

Enfant 2 :
– Comment faut-il parler à Marie ?

Maîtresse :
– Je pensais que ton oncle Gabriel te l’avait appris. Dîtes simplement : « Je vous salue, Marie, pleine de grâce : le Seigneur est avec vous. »

Enfant 2 :
– Et pour Joseph ?

Maîtresse :
– Vous pourrez lui redire ce que nous lui avons déjà dit il y a plusieurs mois : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse : certes l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Pourtant, c’est toi lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Enfant 3 :
– Et quand est-ce qu’on y va ?

Maîtresse :
– Eh bien, c’est maintenant l’heure. Prenez vos tenues de lumière.

 

[Les enfants vont chercher dans des coffres les aubes de servants d’autel et les enfilent ; les plus jeunes prennent les ailes confectionnées… pendant que résonne la mélodie de « Noël au cœur de pauvreté ». Quand ils sont prêts, le son de la musique baisse, les enfant rejoignent les allées en marchant vers l’extérieur, et en chantant avec l’aide de la chorale le chant « Noël au cœur de pauvreté », avec le refrain modifié : « Jésus qui vient pour VOUS aimer… »…]

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