Obélix dans la foi ?

« Tu m’as séduit(e) et je me suis laissé séduire. » (Jr 20,7)

Voilà comment Estela, 14 ans, concluait sa profession de foi juste avant d’être baptisée pendant la veillée pascale à Baraqueville. Après des années de catéchuménat, sa soeur, Serena, étudiante, se présentait en même temps au baptême avec « l’humilité d’un enfant. » Deux démarches avec moult questions sur la vie, l’engagement, l’amour… avec des rencontres, des lectures, des réponses qui ne font qu’aiguiser la curiosité, des moments de prière et de célébration, l’accompagnement de l’Eglise avec diverses aumôneries, mais aussi la place du scoutisme comme éveil au service, à la joie, à la Création.

La démarche de ces catéchumènes, comme celle des 5000 adultes qui ont été baptisés en France à Pâques, interroge les « chrétiens de chrétienté » que nous sommes pour la plupart, et dont l’identité chrétienne ne résulte pas tant d’une recherche ou d’un questionnement, que de la perpétuation plus ou moins active d’un héritage.

A la différence d’Obélix, qui était tombé dans la marmite de potion magique quand il était enfant, ces nouveaux baptisés nous provoquent à la décision : si nous n’étions pas baptisés enfants, choisirions-nous d’être chrétiens ? la foi en Christ est-elle pour nous une chance ? sommes-nous prêts à la partager aux autres ?

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